Bioremédiation en sols vivants

Dépolluer les sols et l’eau grâce à des processus biologiques, c’est possible. C’est la bioremédiation. Les sols sont le support du développement des plantes et des micro-organismes qui se nourrissent de chaînes carbonées de toutes origines, organiques mais aussi de traitements issus de la chimie tels que les hydrocarbures.

C’est donc en appliquant les pratiques respectueuses du développement de la macro et de la microfaune tellurique que le pouvoir épurateur des micro-organismes des sols est maximisé.

 

Le pouvoir épurateur des micro-organismes

 

Véritable clef du fonctionnement et du contrôle des cycles biogéochimiques terrestres le potentiel microbien des sols est utilisé pour soutenir de nombreuses fonctions  :

  • La disponibilité d’éléments nutritifs pour les cultures ;
  • La stabilité physique et chimique des sols ;
  • Le contrôles de souches pathogènes ;
  • La dégradation de contaminants organiques.

Par le biais de voies métaboliques spécifiques et par la synthèse d’enzymes de dégradation, certaines populations microbiennes sont capables de fragmenter et dégrader : 

  • Les composés organiques
  • Les composés toxiques,
  • les métaux lourds pouvant se concentrer dans les sols pollués et contaminés. 

Ce procédé de bioremédiation est un enjeu majeur, notamment dans la gestion d’un développement durable de la qualité de l’eau.

Plusieurs procédés mettent en évidence ces processus microbiens dans le traitement des sols contaminés, par exemple, d’anciens sites industriels. De même, il existe des stations d’épuration de traitement des eaux usées basées uniquement sur le pouvoir des micro-organismes.

Nous constatons que l’eau qui s’infiltre dans une parcelle cultivée avec des pratiques de préservation de l’activité biologique contient des taux de résidus négligeables, voire nuls.

 

Comment augmenter la bioremédiation des sols agricoles ?

 

La rhizosphère est le siège d’un écosystème complexe sol-plante-organismes telluriques. C’est dans l’environnement proche des systèmes racinaires que se créées de nombreuses associations :

  • Rhizosphériques symbiotiques ou non symbiotiques (mycorhizes, bactéries fixatrices d’azote, etc.)
  • Synergique avec différents animaux du sol via les lombrics et collemboles, favorisant minéralisation et humification des matières organiques
  • Pour la stimulation ou l’inhibition de la croissance et de l’installation de populations végétales
  • Pour le développement ou l’inhibition de pathologies végétales.

C’est l’addition de plusieurs pratiques respectueuses de l’environnement des racines et de ces nombreux acteurs qui permet le développement maximal de cette activité biologique nécessaire pour assurer la bioremédiation des polluants :

  • Éviter les sols nus
  • Pratiquer une éco-fertilisation favorisant la rhizosphère
  • Restituer les résidus de récoltes et les couverts pour augmenter les taux de matières organiques

En favorisant le développement des organismes microscopiques, bactéries et champignons, l’agriculture met la nature au service… de la nature, mais aussi au service de sa propre productivité.

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